27 décembre 2018

    "Qu'est-ce qu'une voiture hybride ?"

    En athlétisme, le relais est sans doute la discipline sportive la plus spectaculaire.

    Précision, puissance, efficacité, le passage du témoin entre membres d’une même équipe est un moment extraordinaire à vivre ou à regarder. Au volant d’une voiture hybride on est un peu dans la même configuration, toutes proportions gardées…

    C’est bien cette complémentarité, ce relais entre motorisation électrique et thermique qui fait toute l’originalité et l’efficacité de la technologie hybride. Tantôt électrique, tantôt thermique, ou les deux en même temps, le véhicule hybride c’est un peu du « deux en un », sachant que les deux moteurs peuvent travailler indépendamment ou de concert.

    Bi motorisation, un accord parfait
    En phase de démarrage, le couple du moteur électrique, immédiat, progressif, permet de « décoller » en douceur et d’oublier l’efficacité limitée d’une motorisation classique. Lors des séquences d’accélération, le moteur électrique vient en renfort de son homologue thermique ; son couple incomparable dope les relances sans impacter la consommation. Dans d’autres conditions, en ville, mais aussi sur route à allure constante, il peut assurer la propulsion, seul, jusqu’à une vitesse de 120 km/h. Son rôle ne s’arrête pas là : dans les phases de décélération, le moteur électrique se transforme en générateur et récupère l’énergie cinétique du freinage pour la convertir en électricité qui vient recharger la batterie. Un véritable athlète !

    Une technologie plurielle
    La technologie hybride a une autre particularité, elle est plurielle : les véhicules hybrides ne sont pas tous identiques. On en trouve globalement quatre types qui, selon les constructeurs, déclinent le concept sous différentes formes, du micro-hybride au full-hybride en passant par le semi-hybride ou l’hybride rechargeable.

    • Micro-hybride. Le tout premier niveau ; dans cette catégorie, le moteur thermique est couplé à la fonction “Stop & Start”. Lorsque la voiture est au point mort, le moteur s’arrête ; il redémarre dès qu’on passe la première ou qu’on accélère. Le véhicule est équipé d’un freinage à récupération d’énergie qui recharge la batterie.
    • Semi-hybride. Le moteur électrique fournit une puissance d’appoint au moteur thermique mais il ne fonctionne pas seul. L’association des deux motorisations permet de réduire de 10 à 30 % la consommation de carburant en parcours urbain.
    • Full-hybride. Le moteur électrique fonctionne soit en synergie avec le moteur thermique, soit en totale autonomie. Système actuellement le plus évolué, il permet de rouler en mode tout électrique du démarrage jusqu’à environ 60km/h, avant que le moteur thermique ne se mette en route.
    • Hybride rechargeable. Intérêt majeur, la recharge facile de la batterie : une prise de courant suffit. Du coup, l’hybride rechargeable peut se comporter comme un véritable véhicule électrique sur plusieurs dizaines de kilomètres. Il offre la possibilité de rouler toute la semaine quasiment gratuitement en électrique sur des parcours urbains ou suburbains et le week-end en thermique lorsqu’il s’agit de faire plus de 60 ou 80 kilomètres. Idéal pour ceux qui ont des activités professionnelles concentrées sur des périmètres restreints (1).

     

     

    Un choix qui s’élargit
    Cela fait maintenant plus de 20 ans que les premiers véhicules hybrides – en l’occurrence des Toyota Prius- sont commercialisés dans notre pays. La technologie est devenue mature ; si la marque japonaise conserve son leadership (près de 80% des hybrides circulant dans l’hexagone portent un logo Toyota ou Lexus), d’autres entrants se positionnent. Aujourd’hui on a le choix entre une soixantaine de modèles différents allant des micro-hybrides comme par exemple les Suzuki Swift et Baleno aux stars des hybrides rechargeables telles les Mercedes C350e ou Porsche Panamera 4E Turbo… A noter que la France est un peu à la traine, mais nos constructeurs nationaux ont plein de projets dans leurs cartons. Alors, décidé à rallier les milliers de conducteurs (satisfaits) de véhicules hybrides ?

    (1) le surcoût à l’achat est cependant conséquent, avec par exemple une différence de 8 500 € dans le cas de la Toyota Prius, ce qui en fait aujourd’hui un achat plus écologique qu’économique

    Au hit parade des hybrides*
    N°1 : Toyota Yaris Hybride : assemblée sur le site de Valenciennes, cette citadine à succès n’émet que 84 g de CO2/km et est accessible à moins de 20 000 €.
    N°2 : Hyundai IONIQ Hybrid : lancée en 2016, la berline sud-coréenne développe 141 ch, émet moins de 80 g de CO2/km, et est commercialisée à partir de 26 750 €
    N°3 : Toyota C-HR : sans transmission intégrale, il émet 86 g de CO2/km et est vendu à partir de 29 300 €
    N°4 : Kia Niro Hybrid : best seller européen, ce SUV de 141 ch émet une moyenne de 79 g de CO2/km et coûte 27 450 €.
    N°5 : Honda CR-V Hybrid : commercialisé depuis la rentrée, ce SUV à triple motorisation essence-électrique développe une puissance cumulée de 185 ch. Mais avec 120 g de CO2/km, il est soumis à un léger malus et n’est pas exonéré de TVS. Prix de départ : 34 600 €.
    *classement signé Breezcar.com, site spécialisé hybrides / électriques