12 janvier 2019

    "Quel est le réel coût d’un véhicule hybride ?"

    Les gestionnaires de flottes d’entreprises se posent tous la même question : « quelles énergies privilégier pour les années à venir ? » Si les hésitations restent nombreuses, une chose est sûre en tout cas, le choix du tout diesel a fait son temps. Une bonne nouvelle pour la planète, et pour chacun d’entre nous !

    Adieu diesel ?

    Sur le marché des entreprises la part du diesel atteignait jusqu’à ces derniers mois plus de 85%. Mais aujourd’hui, et l’on ne peut que s’en réjouir, les commandes de véhicules à énergies alternatives (1) progressent rapidement. Une évolution appréciable, tendant vers un équilibre vertueux : selon les prévisions de l’UFIP (Union Française des Industries Pétrolières), le marché automobile (particuliers et entreprises) pourrait à l’horizon 2030 se diviser en trois : un tiers d’hybride, un tiers de diesel, un tiers d’essence. Un ratio en lien avec l’objectif de réduction de 30 % de la consommation d’énergie fossile fixée par la Loi pour la transition énergétique.

    Un TCO hybride concurrentiel

    Mais cette évolution sera peut-être plus rapide si le TCO (Total Cost of Ownership / Coût Total de Détention) des véhicules à énergies alternatives suit. Jusqu’à ces derniers mois, la question ne se posait même pas : le diesel -porté par un régime fiscal très favorable- représentait « la » solution. Mais le rééquilibrage entre les différentes énergies, acté par nos gouvernants, change la donne. Une étude publiée récemment par le magazine Que Choisir (2) révéle que le TCO, qui intègre l’ensemble des coûts supportés par le détenteur d’un véhicule, devient plus favorable aux véhicules hybrides et électriques. Malgré un prix d’achat plus élevé, ces derniers s’avèrent plus économiques que les véhicules classiques dès 4 ans d’utilisations.

     

     

    TCO singulier ou pluriel ?

    Indicateur incontournable, le TCO permet de calculer le coût d’usage prévisionnel d’un véhicule en fonction d’éléments connus ou évalués au départ. Mais à ce TCO véhicule vient aujourd’hui se greffer le TCO conducteur, qui reflète le comportement de la personne au volant (consommation, entretien, sinistralité,…) et peut majorer de 20 à 50 % le TCO véhicule. S’ajoute également dans les grandes entreprises, le TCO Flotte, qui intègre en plus les coûts administratifs et les moyens consacrés à la gestion du parc de véhicules. Vous ne vous sentez pas concerné ? Erreur, quelle que soit la taille de votre parc, l’analyse d’un TCO permet de comparer différents modèles sur des bases justes et complètes. Et aide à faire le bon choix.

    A vous de décider

    Justement, quel choix ?  Avec un coût d’usage plus faible, un entretien moins onéreux, une fiscalité avantageuse et une valeur de revente plus élevée que celle d’un véhicule classique, la décision semble s’imposer d’elle-même. Surtout si vos activités professionnelles vous amènent à beaucoup rouler en ville, le surcoût à l’achat sera vite compensé. Mais c’est à vous de décider !

     

    (1) Les motorisations alternatives ont toutes progressé en 2018, à commencer par les hybrides non rechargeables : +31,8% pour 4,2% de parts de marché. Toyota, totalise à lui seul plus de 70% de ce marché avec des modèles qui occupent la tête des ventes : Yaris (+31%), Auris (+24%) et Rav4 (+21%).

    (2) L’étude technique sur le coût de détention a été réalisée par un cabinet indépendant (Elementary Energy) et financée par la fondation European Climate Foundation (ECF).