26 décembre 2018

    Respect de l’environnement, l’hybride est-elle « la » solution ?

    En 20 ans, la pollution industrielle a diminué de plus de 50 % dans notre pays. Mais dans le même temps, celle due aux transports augmentait de plus de 30 %. Notamment en ville (1), ce qui n’étonnera personne…

    Même si de nombreux efforts sont menés pour nous aider à respirer un air plus sain, le « compte n’y est pas ». La France est d’ailleurs dans le collimateur de l’Europe pour son piètre respect des règles concernant les rejets de gaz d’échappement. Quand on sait qu’une voiture « normale » consomme quatre fois plus en ville que sur autoroute et que les encombrements urbains contribuent pour 75 % à la pollution, on se dit qu’il est temps de trouver de nouvelles solutions. Ou simplement d’appliquer plus largement celles qui fonctionnent.

    Hybrides, la solution ?
    Les véhicules hybrides sont-ils l’une de ces solutions ? La réponse est oui. Pourquoi ? Revenons un instant sur leur principe de fonctionnement. Le véhicule hybride n’a pas un moteur mais deux : le moteur thermique principal et un moteur électrique secondaire. Ce dernier permet, à basse vitesse (de 30 à 50 km/h), de se déplacer en mode 100% électrique sans recourir à la motorisation thermique ; au cours de cette phase, le véhicule hybride ne consomme ni essence, ni gazole. Il ne génère aucune émission de CO², ne rejette aucun gaz polluant ; c’est le moteur électrique intégré qui fait le travail. Sans bruit. Sans à-coups. Sans vibrations. Ainsi, lors des déplacements courts exigeant de nombreux freinages et accélérations, dans les embouteillages, pendant les manœuvres de parking, l’hybride contribue fortement à la diminution des émissions nocives.

    Moins d’émissions nocives
    Mais ce n’est pas tout. Sur route ou autoroute, la bi-motorisation des véhicules hybrides a là aussi des effets positifs, sur la consommation comme sur l’environnement. Davantage encore avec des hybrides rechargeables : sur ces dernières l’autonomie accrue des batteries permet une utilisation plus étendue du mode électrique. Avec une hybride rechargeable, on peut rouler en mode 100% électrique pendant 40 à 50 km, à une vitesse tout à fait respectable (130 km/h). La consommation d’essence ou de gazole s’en trouve réduite d’autant. Et les émissions nocives également (autour de 90g de CO2/km en moyenne, soit 13 à 15g de moins que la moyenne du marché des véhicules thermiques). Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

    Faire le bon choix
    Moindre consommation, diminution drastique des rejets, l’hybride est-elle la panacée ? Tout dépend du choix du modèle. Et de l’utilisation qu’on en fait. Certaines hybrides souffrent en effet de surpoids (double motorisation, batteries,..) pouvant entraîner une surconsommation. La conduite dite « sportive » est également déconseillée sous peine de voir son réservoir de carburant se tarir et son impact environnemental s’envoler. Mais bon, quand on a choisi de se déplacer en hybride pour son travail ou ses affaires, on est en général plutôt mesuré au volant… Secret de l’efficacité, opter pour un véhicule léger et adopter une conduite détendue.

    L’hybride est l’une des technologies clé pour aller vers une mobilité propre. L’amélioration continue des process, les progrès accomplis sur les batteries et la gestion de la double motorisation contribuent à réduire fortement l’impact sur notre environnement (2). Les niveaux de rejets d’un véhicule hybride sont indiscutablement plus faibles que ceux d’un véhicule traditionnel. Et le confort de déplacement est sans égal. Difficile de ne pas être convaincu !

    En 2016, 12 zones, dont Paris, Marseille et Lyon, ont dépassé la limite moyenne annuelle de 40 microgrammes/m3 de dioxyde d’azote. La France reste d’autre part sous surveillance concernant les particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns)
    Grâce aux améliorations successives des motorisations électriques et thermiques, la technologie hybride permet d’ores et déjà d’effectuer plus de 50 % de la moyenne des déplacements en mode “zéro émission” et d’éviter ainsi le rejet de plusieurs millions de tonnes de CO² (chiffres Toyota).